L'église Saint Seurin - Saint Roch

L'origine mérovingienne de l'église et des sondages archéologiques récents suggèrent que la paroisse est fort ancienne.

Les murs nord et sud de la nef présentent un parement de petits moellons rubéfiés, permettant une datation de la première église du XIe siècle ; il s'agissait d'un modèle de petite église rurale répandu à l'époque, avec une nef, un chevet en hémicycle, le tout non voûté.

Le bâtiment a connu une restauration très importante dans les premières années du XVIe siècle. La façade reproduit la formule répandue à cette époque du portail central épaulé par des contreforts massifs et surmonté d'un clocher-mur à pignon ajouré d'arcades campanaires. Le portail présente un décor sobre dont l'encadrement a été refait en 1999 en respectant les moulures initiales ; en revanche les ornements entourant les voussures sont authentiques et caractéristiques du gothique flamboyant. Un acte notarié de 1502 permet de connaître le nom du bâtisseur : Mathurin Nadeau.

Le chevet est de plan carré, terminé par un mur droit épaulé par des contreforts. Le choeur est la seule partie voûtée d'une croisée d'ogive.

L'église a été agrandie à l'époque moderne. Au cours du XVIe siècle, la chapelle sud dédiée à saint Georges est implantée sur toute la longueur du flanc sud du bâtiment et est construite avec des matériaux de tout venant, dont des petits moellons attribués à l'époque gallo-romaine et traduisant une économie de réemploi de matériaux déjà transformés et présents près du chantier. Au nord, une sacristie est construite en 1634.

 

Une chapelle dédiée à Notre-Dame, mentionnée en 1646, semble avoir été entièrement rebâtie en 1676.

Les grandes arcades faisant comminiquer la nef avec les chapelles datent probablement aussi du XVIIe siècle

La restauration menée en 1999 a permis de dégager sur le mur oriental du choeur un décor peint organisé de part et d'autre de la fenêtre axiale et daté probablement du XVIIe siècle : deux figures drapées sont placées dans une niche simulée encadrée de colonnes toscanes ; à gauche saint Pierre avec sa clef et à droite saint Paul avec un livre. Au-dessus de la fenêtre, deux putti ailés regardent vers le motif central constitué d'une guirlande de fruits. Le soubassement du décor consiste en des décors architecturaux en trompe-l'oeil.

On peut aussi observer sur l'intrados des supports de grandes arcades, sous un badigeon de chaux, une ligne de fleurs de lys peintes. Subsiste aussi un écusson gravé sur la retombée orientale de l'arcade nord.

La cloche actuelle de l'église a été fondue en 1890 par Emile Vauthier fondeur à Saint-Emilion. Au sommet du clocher trône une statue de saint Seurin. Cette statue est tombée à une date indéterminée et c'est un prisonnier de guerre allemand, maçon de son état, qui l'a restaurée, remontée en haut du clocher et scellée.

Quant à la statue de saint Roch, elle a été sculptée dans un tronc de cerisier, du temps de l'abbé Boulangé (*), par Pierre Raoul

 

Le texte ci-dessus a été écrit par l'A.S.P.E.C.T. (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine et de l'Environnement du Canton de Targon) et fixé par M. le Maire d'Escoussans sur la porte de l'église.

(*) L'abbé Raymond Boulangé est l'auteur du livre " Les seigneurs de Benauges / Des origines à la Révolution " ( Studio d'Art de Lyon, 1954 )

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